Avec "Mayday", Kenneth Branagh change de registre et s'essaie au cinéma d'action
Pour l'acteur britannique Kenneth Branagh, incarner un héros dans la comédie d'action sur la Guerre froide "Mayday" a été l'occasion de surprendre le public - et de se remettre en forme.
Connu pour ses rôles majeurs dans des adaptations de Shakespeare, comme "Henri V" ou "Hamlet", il apparaît dans ce film sorti sur Apple TV dans le rôle d'un ancien agent du KGB capable de venir à bout des ennemis les plus impitoyables avec un stylo pour seule arme.
Alors qu'il cherche à aider un pilote américain (Ryan Reynolds) dont l'avion s'est écrasé en territoire soviétique pendant la Guerre froide, Nikolaï Oustinov (Kenneth Branagh) affronte tous ceux qui se dressent sur son chemin, semant la mort derrière lui.
Pour incarner ce dur à cuire, l'acteur de 65 ans a dû "tout apprendre", confie-t-il à l'AFP en marge du Festival international du film de Toronto.
Il a pratiqué le yoga pendant des heures et s'est entraîné méthodiquement afin de maîtriser les chorégraphies de combat. La "magie du cinéma" a fait le reste, explique t-il.
"J'ai essayé de le faire du mieux et du plus rapidement possible, sans me faire mal et sans blesser qui que ce soit", affirme Kenneth Branagh.
"C'était une excellente occasion de me remettre un peu en forme", plaisante-t-il.
Dans le film, l'action révèle au public qui est Nikolaï, mais elle sert aussi à surprendre les spectateurs.
"J'ai été surpris en lisant (le scénario), et je savais que je voulais contribuer à surprendre le public en lui faisant comprendre qu'il avait peut-être sous-estimé ce personnage russe drôle et excentrique", explique l'acteur.
Une grande partie du succès du film repose sur la complicité entre Kenneth Branagh et son partenaire à l'écran, Ryan Reynolds.
Celle-ci se développe au cours d'un périple vers Moscou, pendant lequel les deux hommes découvrent chacun des choses sur le pays de l'autre.
Fasciné par la culture américaine, et notamment par "Top Gun", le personnage interprété par Kenneth Branagh montre à son compagnon que les Russes ne sont pas tous les êtres dépourvus d'émotions décrits par les dirigeants de Washington.
De son côté, ce dernier lui montre que les Américains ne sont pas tous des héros bienveillants.
Le lien entre les deux acteurs s'est noué très rapidement, dès leur première rencontre, selon Kenneth Branagh.
"Quand nous nous retrouvons au travail ou pour promouvoir le film, la conversation reprend simplement", indique-t-il.
"Où que nous nous retrouvions, nous parlons essentiellement de football. Cela a toujours été très naturel."
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