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Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad

Published on septembre 22, 2026 at 06:16

Des partisans des autorités houthies défilent lors d'un rassemblement visant à recruter de nouveaux combattants, le 10 septembre 2026 à Sanaa, au Yémen — Mohammed HUWAIS / AFP
Le Premier ministre britannique Andy Burnham prononce un discours à Downing Street, dans le centre de Londres, le 21 septembre 2026 — Jonathan Brady / AFP
Des partisans des autorités houthies défilent lors d'un rassemblement visant à recruter de nouveaux combattants, le 10 septembre 2026 à Sanaa, au Yémen — Mohammed HUWAIS / AFP

Le G7 a exprimé sa solidarité avec les gouvernements du Yémen et d'Arabie saoudite mardi après une intensification des attaques des Houthis qui menacent le commerce mondial et font flamber les prix de l'énergie.

La reprise des hostilités au Yémen, où les combattants antigouvernementaux ont consolidé leur contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, affecte déjà fortement les exportations saoudiennes, avec une forte chute du trafic dans la zone.

Ce passage reliant l'Europe à l'Asie via la mer Rouge et le canal de Suez est devenu encore plus important pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, depuis que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique.

"Nous affirmons notre entière solidarité avec le gouvernement légitime du Yémen et le Royaume d'Arabie saoudite", ont déclaré les ministres des Affaires étrangères du G7 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Ils ont appelé les Houthis pro-iraniens "à cesser immédiatement toutes leurs actions militaires, menaces et attaques contre les transports maritimes civils et à revenir de bonne foi au processus politique", ont-ils ajouté, s'inquiétant d'une "instabilité économique à l'échelle mondiale".

Les Houthis ont fait état mardi de nouvelles frappes de la coalition saoudienne ayant causé six morts au Yémen.

"Six civils, dont deux enfants et une femme ont été tués et huit autres, dont un enfant et une femme, ont été blessés dans des frappes aériennes de la coalition menées par l'Arabie saoudite" sur la ville portuaire de Mokha (sud-ouest), a indiqué l'agence Saba, affiliée aux Houthis.

Samedi, pour la première fois depuis la reprise des hostilités en juillet entre Ryad et les Houthis, la capitale saoudienne a été la cible d'une attaque revendiquée par ces combattants.

Sous pression, l'Arabie saoudite bombarde quotidiennement les zones contrôlées par les combattants au Yémen, sans parvenir pour l'heure à les faire reculer, et a sollicité de l'aide.

"La France est prête à contribuer à la sécurisation des infrastructures énergétiques saoudiennes de Yanbu et du Corridor Est-Ouest, dans le cadre d'une approche strictement défensive", a déclaré lundi soir une source diplomatique.

"Il ne s'agit aucunement de prendre part au conflit avec les Houthis", a-t-elle cependant insisté.

Côté britannique, selon plusieurs médias, le Premier ministre Andy Burnham a accepté de fournir un soutien logistique militaire à l'Arabie saoudite pour l'aider à repousser les attaques des Houthis.

Des avions britanniques fourniront un ravitaillement en vol "défensif" aux chasseurs saoudiens, a-t-il déclaré à des journalistes alors qu'il se rendait à l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Cette mission d'appui britannique se bornera au soutien des appareils saoudiens défendant leur pays face aux attaques de drones et de missiles, écrit l'agence britannique PA.

Le président du Conseil présidentiel yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, a sollicité le soutien des Etats-Unis dans le combat contre les Houthis, lors d'un appel téléphonique dimanche avec Donald Trump, a indiqué lundi à l'AFP une source au sein de son entourage.

Le dirigeant américain a fait part à Rachad al-Alimi de sa solidarité après l'offensive éclair des Houthis, qui contrôlent désormais une grande partie du Yémen, mais il n'a pas promis de soutien militaire, selon cette source.

D'après plusieurs médias, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de fait de l'Arabie saoudite, avait aussi exhorté le président Trump à intervenir et à frapper les Houthis, sans résultat à ce stade.

Dans un discours lundi, le dirigeant des Houthis, Abdel Malek al-Houthi, a dénoncé 760 frappes saoudiennes à date et a mis en garde contre toute intervention des alliés saoudiens, notamment Turquie et Pakistan, signataires en août du pacte de défense de la Mecque avec l'Arabie saoudite.

"Nous conseillons aux Turcs et aux Pakistanais de ne pas se laisser entraîner pour des gains politiques et financiers tirés de l'ennemi saoudien", selon des propos retransmis par l'agence Saba.

La guerre au Yémen a éclaté en 2014 quand les Houthis ont pris le contrôle de la capitale Sanaa puis d'autres régions, déclenchant en mars 2015 une intervention militaire menée

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