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Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard

Published on septembre 21, 2026 at 19:30

Nicolas Batum contre Klemen Prepelic lors de la demi-finale des Jeux olympiques de Tokyo, le 5 août 2021 à Saitama — Charlie NEIBERGALL / AFP
Nicolas Batum célèbre la qualification de l'équipe de France en finale des Jeux olympiques après sa victoire contre l'Allemagne, le 8 août 2024 à Paris — Aris MESSINIS / AFP
Nicolas Batum smashe devant Sterling Brown lors d'un match de NBA entre les Los Angeles Clippers et les Houston Rockets, le 9 avril 2021 à Los Angeles — Katelyn Mulcahy
Nicolas Batum (2e en partant de la gauche) pose avec sa famille et l'ancien sélectionneur des Bleus Vincent Collet (2e à droite) après l'annonce de sa retraite internationale, le 16 août 2025 à Paris — Martin LELIEVRE / AFP
Nicolas Batum contre Klemen Prepelic lors de la demi-finale des Jeux olympiques de Tokyo, le 5 août 2021 à Saitama — Charlie NEIBERGALL / AFP

Nicolas Batum, ancien capitaine de l'équipe de France qu'il a envoyée en finale olympique en 2021 d'un contre mémorable, a pris sa retraite lundi à 37 ans et après 18 saisons en NBA, où il a duré grâce à sa polyvalence, sa défense et son intelligence de jeu.

"Batman", son surnom, restera dans la postérité comme le sauveur des Bleus en demi-finales des JO-2021 de Tokyo, celui qui a préservé leur avantage d'un point (90-89) en surgissant dans le dos du Slovène Klemen Prepelic pour bloquer, dans la dernière seconde, son double pas qu'il voyait très probablement dedans.

"Il faut que quelqu'un fasse l'action défensive décisive et c'est tombé sur moi... Je suis content de l'avoir faite pour tout le monde", déclarait l'ailier à l'Equipe en décembre 2021 au sujet de "la plus belle" action de sa carrière, "forcément, à cause du moment où elle est faite".

"Papa a fini de jouer au basket", a-t-il annoncé lundi dans une vidéo tournée avec son fils à Pont-l'Evêque (Calvados), là où tout avait commencé en 1991. Une riche carrière qui a pris fin alors que Nicolas Batum était sans contrat depuis que les Los Angeles Clippers ont décliné, fin juin, leur option pour une année supplémentaire.

"J'ai décidé d'arrêter car j'ai envie de rentrer à la maison (...) laisser ma place aux autres car j'ai fait mon temps. Quand tu as fait autant de basket que moi il faut savoir s'arrêter à un moment donné", ajoute-t-il.

Le Normand a disputé son premier match professionnel à l'automne 2005 au Mans, un an après avoir été sacré champion d'Europe cadets, titre de MVP de la compétition à la clé.

Déjà Batum, fils d'un ancien basketteur professionnel brutalement décédé à 31 ans d'une rupture d'anévrisme en plein match sous ses yeux alors qu'il n'avait que deux ans et demi, possède ce profil de couteau-suisse. A l'aise en attaque et en défense, précieux dans un collectif.

"C'était déjà un joueur d'une grande polyvalence et un facilitateur de jeu, comme ils disent en NBA: celui qui va faire la passe supplémentaire pour permettre aux joueurs suivants d'avoir une situation favorable", se souvient pour l'AFP Vincent Collet, qui l'a lancé au Mans puis en équipe de France (177 sélections) avant d'en faire son capitaine.

"Il était exceptionnel dans le jeu sans ballon, sans qu'on ait eu besoin de lui enseigner quoi que ce soit. Il était doué pour ça, il avait le sens de la coupe, il venait dans le dos des défenseurs en permanence pour claquer des dunks, souvent, ou des claquettes" (après un tir manqué d'un partenaire), ajoutait Collet, champion de France 2006 avec Batum et les Manceaux.

Ses qualités athlétiques et son "envergure hors normes" lui permettent donc aussi de briller en défense où, malgré sa taille (2,03 m), il est capable de contenir les meneurs adverses.

Au fil de ses 18 années en NBA débutées à Portland, Batum, qui a pris sa retraite internationale après les JO-2024, ajoutera à sa panoplie de l'adresse extérieure, essentielle dans la ligue nord-américaine.

Son "catch and shoot" (tir soudain après avoir reçu la balle, sans mouvement de préparation) est devenu sa marque de fabrique au fur et à mesure qu'il se spécialisait dans un précieux rôle de défenseur-shooteur.

"Il a renforcé son profil en étant de plus en plus dans l'efficacité, et celle à 3 points a beaucoup d'importance, peut-être plus encore en NBA", souligne Collet, rappelant qu'il "n'a jamais été un leader offensif en NBA, globalement, dans ses différentes équipes" (Portland, Charlotte, Philadelphie et les Los Angeles Clippers).

Batum affiche en moyenne 37% de réussite extérieure au cours de ses 18 saisons, record de longévité pour un Français, appartenant à Tony Parker, égalé.

Désormais, "je recherche autre chose, a-t-il aussi déclaré, avec émotions, mais sans regrets (...) Je n'ai pas peur de ne plus être basketteur car j'ai vécu tout ce que j'avais à vivre".

Nicolas Batum a choisi d'annoncer sa retraite un 21 septembre, date du décès de son père.

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