Les Cubains protestent contre le financement du régime de La Havane par l’UE dans un contexte de tensions croissantes

24 Feb 2026
MIAMI

Des Cubains venus de tous les États-Unis se sont rassemblés aujourd’hui à Washington, devant la délégation de l’Union européenne, pour dénoncer la complicité de l’UE dans le financement de l’État communiste cubain. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « UE, ne financez pas la dictature », « Les démocraties ne devraient pas financer les dictatures » et « Cette marche me ferait tuer à Cuba ».

Ce communiqué de presse contient des éléments multimédias. Voir le communiqué complet ici : https://www.businesswire.com/news/home/20260223082131/fr/

Des Cubains se sont rassemblés hier à Washington, D.C., devant la délégation de l'Union européenne, pour dénoncer le rôle de l'UE dans le financement de l'État communiste cubain. La manifestation a réuni d'importants groupes d'opposition cubains, dont l'Assemblée de la Résistance cubaine et la Marche pour la liberté de Cuba, ainsi que d'anciens prisonniers politiques cubains, des vétérans de la Baie des Cochons, le sénateur de Floride Alexis Calatayud, Miss Univers Cuba 2025 Lina Luaces et la personnalité de télévision Lili Estefan. Photo : Assemblée de la Résistance cubaine.

Des Cubains se sont rassemblés hier à Washington, D.C., devant la délégation de l'Union européenne, pour dénoncer le rôle de l'UE dans le financement de l'État communiste cubain. La manifestation a réuni d'importants groupes d'opposition cubains, dont l'Assemblée de la Résistance cubaine et la Marche pour la liberté de Cuba, ainsi que d'anciens prisonniers politiques cubains, des vétérans de la Baie des Cochons, le sénateur de Floride Alexis Calatayud, Miss Univers Cuba 2025 Lina Luaces et la personnalité de télévision Lili Estefan. Photo : Assemblée de la Résistance cubaine.

La manifestation a réuni les principaux groupes d’opposition cubains, notamment l’Assemblée de la résistance cubaine et la Marche pour la liberté cubaine, ainsi que d’anciens prisonniers politiques cubains, des vétérans de la baie des Cochons, le sénateur de l’État de Floride Alexis Calatayud, Miss Univers Cuba 2025 Lina Luaces et la personnalité de la télévision Lili Estefan.

Les orateurs du rassemblement ont critiqué le bilan du régime castriste en matière de droits de l’homme, soulignant l’envoi par l’État cubain de mercenaires pour soutenir l’effort de guerre de la Russie en Ukraine. Cette manifestation fait suite à une décision sans précédent prise fin janvier par le Parlement européen d’approuver un amendement demandant la révision et la suspension de l’accord de dialogue politique et de coopération (PDCA) qui régit depuis 2017 les relations entre l’Union européenne (UE) et le régime cubain. L’amendement approuvé invite la Commission européenne à « utiliser tous les instruments disponibles, sans en exclure aucun », afin de garantir le respect des normes démocratiques et des droits de l’homme sur l’île.

« La réalité est que des millions d’euros censés être destinés à des « programmes de développement durable » finissent en fait entre les mains des proches du régime, qui les utilisent pour renforcer la répression et financer leurs propres projets et avantages », déclare Orlando Gutierrez-Boronat, porte-parole du Directoire démocratique cubain et membre de l’Assemblée de la résistance cubaine.

La manifestation intervient dans un contexte de tensions croissantes sur l’île. Selon des informations publiées cette semaine, environ 10 prisonniers politiques seraient morts en détention après avoir protesté contre la mort d’un détenu de 19 ans qui a été retrouvé pendu dans sa cellule après avoir passé plusieurs semaines à se plaindre du manque de nourriture et de soins médicaux. Ces informations ont intensifié les critiques à l’égard de l’appareil répressif de l’État cubain, des conditions de détention et du traitement réservé aux dissidents.

À Washington, l’administration de Donald Trump a maintenu la pression sur La Havane en renforçant les sanctions et les restrictions sur les livraisons de pétrole à l’île. Les organisateurs de la manifestation ont opposé cette approche aux politiques menées dans certaines régions d’Europe, en particulier en Espagne.

En juillet 2025, l’Espagne a approuvé un mécanisme de restructuration de la dette visant à effacer une partie de la dette de Cuba afin de réinvestir dans des projets d’infrastructure électrique et de sécurité alimentaire. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord plus large lié aux négociations avec le Club de Paris.

Dans le cadre du « programme de conversion de la dette », l’Espagne prévoyait d’effacer et de réaffecter environ 375 millions d’euros à des projets de développement durable. Cependant, de nouveaux développements ont compliqué la situation. Le 21 février 2026, le média hispanophone Infobae a révélé que plus de 150 entreprises espagnoles, pour la plupart des petites et moyennes entreprises, avaient officiellement demandé au gouvernement espagnol une aide financière extraordinaire d’environ 255 millions d’euros pour les dettes impayées de l’État cubain. Plusieurs de ces entreprises auraient engagé des procédures de faillite en raison du non-paiement prolongé.

Cette protestation souligne la conviction que la corruption et la nature violente attribuées au gouvernement communiste cubain en font un partenaire très instable et risqué pour l’Union européenne.

« L’engagement financier continu et l’allègement de la dette accordés au régime renforcent en fin de compte les institutions étatiques accusées de répression, plutôt que de profiter au peuple cubain », poursuit M. Gutierrez-Boronat. « Le message des manifestants était clair : le financement d’initiatives par le biais du système actuel risque de perpétuer la répression politique et d’aggraver les souffrances des citoyens ordinaires. »

À propos de l’Assemblée de la résistance cubaine

L’Assemblée de la résistance cubaine est un parlement en exil, composé d’une multitude d’organisations non gouvernementales qui travaillent ensemble pour apporter la liberté au peuple opprimé de Cuba.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

 

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