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Couverture de la guerre entre Israël et le Hamas : mise au point de l'AFP

L’AFP, interpellée sur sa couverture d’une projection de presse par l’armée israélienne, souhaite apporter les précisions suivantes.

 

Contrairement à certaines affirmations, un journaliste de l’Agence France-Presse était bien présent à la projection par l’armée israélienne le 23 octobre de vidéos de massacres tournées le 7 octobre par des combattants du Hamas.

Cette projection n’a pas fait l’objet d’une dépêche brève (un « factuel », dans notre jargon) le jour même. La rédaction a en effet alors estimé que les éléments présentés n’apportaient pas d’informations nouvelles sur le fond par rapport aux reportages et témoignages déjà produits par ses reporters texte, photo et vidéo sur le terrain depuis deux semaines.

La rédaction a fait le choix d’intégrer ces éléments dans un long récit — d’un format exceptionnel de 2 000 mots — diffusé le 26 octobre et intitulé « 7/10 : le samedi noir d’Israël », rassemblant de multiples témoignages et faits constatés sur le terrain.

L’AFP, qui dispose d’un bureau permanent de 17 journalistes à Jérusalem, s’était déjà auparavant rendue à plusieurs reprises dans les kibboutz de Beeri, de Kfar Aza et de Nir Oz, ainsi que sur le site de la rave party pour rendre compte de l’ampleur des massacres commis.

Dès le 7 octobre, l’AFP a diffusé de nombreuses photos et vidéos de corps de victimes prises sur les sites des massacres, souvent jugées insoutenables.

Le 16 octobre, l’Agence a relaté la présentation à l’institut médico-légal de Tel-Aviv, ainsi que sur une base militaire près de Ramla, des restes d’Israéliens tués le 7 octobre, dans un reportage intitulé « +Jamais vu ce degré de barbarie+ : Israël montre les corps massacrés par le Hamas ».

Ce vendredi matin encore, l’AFP a diffusé un nouveau témoignage d’une rescapée d’un kibboutz, dans un reportage intitulé «+Morts-vivants+ : la détresse psychique des survivants israéliens des massacres ».

L’AFP rend compte en même temps des victimes civiles des bombardements israéliens sur Gaza, où les neuf membres de son bureau risquent leur vie quotidiennement.

Pour cette couverture d’une complexité rare, l’AFP mobilise au total sur le terrain plus de 40 reporters, texte, photo et vidéo, dont 14 envoyés spéciaux.

Elle rend compte de cet événement majeur et éminemment sensible en s’efforçant de maintenir un traitement aussi factuel que possible sous la pression de l’exigence d’une couverture en temps réel.
 

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