La collection Jorge M. Pérez explore la diaspora africaine dans l’exposition « Améfrica » au CAAC en Espagne

4 Mar 2026
SÉVILLE, Espagne

Le Centro Andaluz de Arte Contemporáneo (CAAC) à Séville présente Améfrica : connexions diasporiques dans la collection de Jorge M. Pérez (Améfrica), une exposition organisée par le commissaire d'exposition et chercheur brésilien Helio Menezes, à partir de la collection de Jorge M. Pérez et de El Espacio 23, à Miami. Cette présentation réunit 128 œuvres de 99 artistes et explore l'influence mondiale de la diaspora africaine à travers les générations et les régions.

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Photo Credit: Pepe Morón

Photo Credit: Pepe Morón

Présentée dans les cloîtres nord et est du musée jusqu’au 10 janvier 2027, l’exposition inaugure le programme 2026 du CAAC avec un projet qui renforce le dialogue culturel transatlantique.

L’exposition propose une nouvelle lecture de l’influence africaine sur la formation des Amériques, abordée sous un angle relationnel, politique et esthétique. Mêlant peinture, sculpture, photographie, installation et textile, elle présente des artistes originaires de plus de trente pays d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Australie, témoignant de la dimension mondiale de la diaspora africaine et de son impact durable sur la culture contemporaine.

Les artistes présentés incluent des personnalités d'envergure internationale comme Kara Walker, María Magdalena Campos-Pons, Wifredo Lam, Rubem Valentim, Igshaan Adams, Zanele Muholi, El Anatsui et Esther Mahlangu. La présentation établit également un dialogue entre des pionniers comme Rubem Valentim, Bertina Lopes et Mahlangu et les générations qui ont suivi, avec notamment Nnenna Okore, Ayan Farah et Kapwani Kiwanga.

« En tant que collectionneur, je souhaite apporter mon soutien à des œuvres qui enrichissent notre compréhension de l’histoire et remettent en question les récits simplistes », explique Jorge Pérez. « Améfrica met en évidence que nous partageons des origines communes et qu’aucune expression artistique, ni aucune société, n’émerge de manière isolée. Nous sommes le fruit de métissages, de parcours et de mémoires communes. »

L'exposition se déploie en cinq sections inspirées d'idées que Lélia Gonzalez a définies comme centrales dans les processus d'africanité.

Adaptation

Cette section examine les migrations, forcées et volontaires, qui ont façonné les relations entre l'Afrique et les Amériques. Les œuvres d'artistes comme El Anatsui, Ibrahim Mahama, María Magdalena Campos-Pons et Juan Carlos Alom interrogent sur les thèmes de la migration, de la circulation des biens matériels et de la mémoire qui traverse les frontières.

Résistance

Ici, les artistes s'approprient les langages visuels de la résistance et de l'activisme contemporain, traduisant les tensions socio-raciales en formes matérielles. Orientées vers les questions de solidarité, de protection et de lutte collective, les œuvres de Mickalene Thomas, Bisa Butler et Zanele Muholi mettent en lumière la résilience et l'identité.

Réinterpretation

Cette section, centrée sur les traditions spirituelles et religieuses remodelées par le déracinement et la survie, s'appuie sur les présences ancestrales, les rituels et la transe comme sources de savoir et de pouvoir. Les artistes Manuel Mendive Hoyos, Belkis Ayón, Frida Orupabo et Turiya Magadlela réinterprètent des cadres hérités.

Création de nouvelles formes

Mettant en lumière l'expérimentation et l'innovation, cette section présente des artistes comme Stanley Whitney, Sam Gilliam, Serge Attukwei Clottey, Sonia Gomes et Kapwani Kiwanga, qui travaillent à la croisée de l'abstraction, de la sculpture et du textile pour constituer de nouveaux vocabulaires esthétiques.

Amefricanas

Cette dernière section, centrée sur des artistes noires, explore l’autoreprésentation au-delà des récits coloniaux. À travers divers supports, des artistes comme Kara Walker, Carrie Mae Weems, Lorna Simpson, Nandipha Mntambo et Faith Ringgold proposent de nouvelles visions du corps et de l’image.

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