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Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur

Published on Septiembre 13, 2026 at 14:33

Le président américain Donald Trump arrive à l’aéroport de Shannon,, dans l’ouest de l’Irlande, le 12 septembre 2026, avant d'assister au tournoi de golf Irish Open — Brendan SMIALOWSKI / AFP
Un hélicoptère transportant le président américain Donald Trump se prépare à atterrir sur son parcours de golf à Doonbeg, dans l’ouest de l’Irlande, le 12 septembre 2026 — Brendan SMIALOWSKI / AFP
Un membre de l’armée regarde au loin depuis un avion de l’US Army en direction de Doonbeg, dans l’ouest de l’Irlande, avant l’arrivée du président américain Donald Trump, le 12 septembre 2026 — Brendan SMIALOWSKI / AFP
Le président américain Donald Trump arrive à l’aéroport de Shannon,, dans l’ouest de l’Irlande, le 12 septembre 2026, avant d'assister au tournoi de golf Irish Open — Brendan SMIALOWSKI / AFP

Donald Trump, après une brève parenthèse diplomatique, a entamé dimanche la deuxième phase d'un court séjour en Irlande, consacrée à sa passion du golf et à la promotion de ses affaires privées.

Après avoir pris Dublin et Londres de court samedi en disant qu'une Irlande "unifiée" serait "fantastique", des déclarations en rupture avec la neutralité américaine sur ce sujet très sensible, le dirigeant républicain a rejoint le complexe de golf portant son nom à Doonbeg, sur la côte ouest de l'île.

Il quittera le site dimanche soir, probablement après avoir remis le trophée au vainqueur de l'Open d'Irlande, qui s'y déroule.

Des routes autour de la bourgade d'un peu moins de 800 habitants étaient fermées dimanche, et les forces de l'ordre y étaient omniprésentes, contrôlant étroitement les accès, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les investissements des Trump sont bienvenus dans la région, ce qui n'a pas empêché quelque 30 personnes de manifester dimanche contre la visite présidentielle, côtoyant des curieux qui espéraient entrevoir le président ou les stars du tournoi.

Au-delà des remous diplomatiques causés samedi, il s'agit d'un séjour familial doublé d'un voyage d'affaires pour Donald Trump, qui brouille en permanence la frontière entre sa fonction officielle et ses intérêts privés.

Ses interlocuteurs internationaux ont appris à jouer le jeu, et le Premier ministre irlandais Micheal Martin doit faire le déplacement dimanche pour assister à l'Open de golf.

Le milliardaire de 80 ans est en Irlande avec ses deux fils, Eric et Don Jr, qui gèrent les affaires familiales depuis son retour à la Maison Blanche. Le premier s'occupe plus particulièrement de luxueuses propriétés de golf partout dans le monde.

L'ancien magnat de l'immobilier a profité d'un point presse samedi pour vanter son golf irlandais, "l'un des meilleurs du monde".

Il a loué les qualités de deux sportifs irlandais engagés dans la compétition, Shane Lowry et Rory McIlroy.

Selon la Maison Blanche, Donald Trump a dîné samedi soir avec des golfeurs.

Quelque 40.000 personnes sont attendues autour du parcours serpentant entre les dunes, qui a été visé à deux reprises par des militants propalestiniens au cours des 18 derniers mois.

Une femme a été arrêtée vendredi pour intrusion sur le site, et deux autres femmes l'ont été samedi pour des troubles à l'ordre public à proximité.

Environ 4.000 membres des forces de sécurité irlandaises et américaines devraient être mobilisées autour d'un Donald Trump qui a réchappé d'une tentative d'assassinat pendant un meeting en 2024, et qui a été une nouvelle fois visé en avril, lors d'un gala à Washington.

Le président américain joue lui-même au golf quasiment tous les week-ends dans l'une des propriétés de sa famille, près de Washington, non loin de New York ou en Floride.

C'est d'ailleurs dans son club proche de Miami que le président américain accueillera en décembre le sommet annuel du G20.

Ce mélange des genres entre gouvernement et business fait crier l'opposition démocrate au conflit d'intérêt permanent, ce que le principal intéressé conteste.

Selon des déclarations financières légales, Donald Trump a engrangé plus de 2 milliards de dollars de revenus en 2025, l'année de son retour au pouvoir, contre un peu plus de 600 millions de dollars en 2024.

Il est critiqué pour avoir accepté un avion offert par le Qatar, dans lequel il a voyagé pour venir en Irlande, pour des gains dans les cryptomonnaies, pour des transactions en Bourse, pour l'attribution de grâces à des donateurs et pour avoir monétisé son réseau Truth Social, entre autres.

"Depuis la guerre de Sécession (1861-1865), nous n'avons pas eu de président aux Etats-Unis dont les activités économiques présentent un conflit d'intérêt" de cette nature, explique à l'AFP Richard Painter, professeur de droit à l'université du Minnesota.

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