Politique

Traité de "stagiaire", Glucksmann renvoie Royal à des postes "quémandés"

Published on September 21, 2026 at 10:42

Le candidat à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann lors d'un meeting à Bram, le 19 septembre 2026 dans l'Aude — Ed JONES / AFP
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste et démocrate, lors de l'université d'été du Parti socialiste (PS) à Blois, le 29 août 2026 dans le Loir-et-Cher — Alain JOCARD / AFP
Le candidat à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann lors d'un meeting à Bram, le 19 septembre 2026 dans l'Aude — Ed JONES / AFP

Le candidat à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann a fustigé lundi sa concurrente Ségolène Royal qui l'a traité de "stagiaire", affirmant n'avoir pas, lui, "quémandé des postes pendant 45 ans", et regrettant que face à l'extrême droite, il constitue sa "première cible". 

Rendant coup pour coup, le patron de Place publique n'a pas mâché ses mots sur franceinfo contre l'ancienne candidate à la présidentielle qui a critiqué dimanche sa "méconnaissance du peuple", estimant que l'élire président reviendrait à mettre "un stagiaire à la tête d'une entreprise".

"Elle a raison de souligner que je ne suis pas, moi, en politique depuis 45 ans. Que je n'ai pas quémandé des postes depuis 45 ans, que je n'ai pas quémandé des postes, moi, auprès d'Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice", a déclaré le candidat.

Une allusion à la nomination de Mme Royal comme ambassadrice pour les pôles arctique et antarctique (2017-2020). Ou à la lettre envoyée par Mme Royal pour faire connaître sa disponibilité pour le poste de Premier ministre après Michel Barnier.

"Si je me suis engagé en politique, c'est justement pour mettre fin à ces méthodes, pour mettre fin à ces coups de billard à douze bandes", a-t-il ajouté, estimant que l'ancienne ministre socialiste faisait dans cette primaire un simple "tour de piste".

Elle "ne gagnera absolument pas cette primaire", a-t-il prédit, sans dire s'il la soutiendrait dans sa campagne dans le cas contraire.

"Ce n'est pas au niveau", a-t-il encore insisté, regrettant d'être "la première cible" de la candidate "au moment où la France traverse une telle crise, où on a l'explosion des prix des carburants, où on a des menaces sécuritaires sur notre pays, où l'extrême droite (...) est aux portes du pouvoir".

Dans un communiqué publié lundi matin, la commission d'organisation de la primaire a rappelé "fermement" à Ségolène Royal "l'engagement qu'elle a signé d'une charte qui lui impose un comportement éthique et lui interdit les attaques personnelles".

"La commission rappelle que la nature du débat politique de la primaire n'est pas le même que dans le débat face à la droite et l'extrême droite", notamment parce que "le vainqueur doit bénéficier du rassemblement de tous les participants".

lum/

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