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Prix et récompenses

L'AFP une nouvelle fois récompensée au Prix Varenne 2020

Après les distinctions de Kenzo Tribouillard (Prix de la presse nationale) et Léo Malafaia (Prix international) décernées le 17 février dernier, c'est au tour de Clément Melki, journaliste pour l'AFP, de recevoir les honneurs du Prix Varenne dans la catégorie Presse Quotidienne nationale, Prix Jeune journaliste, pour son reportage intitulé « Dieu, l'eau et nous : quand les migrants traversent la Manche » diffusé sur le fil AFP et publié par plusieurs médias, parmi lesquels Libération, Médiapart, La Croix.

 

Presse Quotidienne nationale, Prix Jeune journaliste : Clément Melki (AFP)

 

Journaliste à l’AFP depuis 2015, Clément Melki, 29 ans, a été en poste au desk Moyen-Orient et Afrique du Nord à Nicosie (Chypre) avant de rejoindre le bureau de Lille en 2018.

Avec ses collègues Thomas Bernardi (vidéo) et Sameer Al-Doumy (photo), il a suivi le périple de Falah, un migrant irakien, de ses deux filles et du Koweïtien Walid depuis un campement de Grande-Synthe (Nord) jusqu’en Angleterre.

Dans ce reportage au long-cours, ils racontent le quotidien des migrants qui survivent, parfois pendant plusieurs mois, dans ces camps informels aux conditions insalubres, ainsi que leur traversée maritime sur une embarcation pneumatique.

Plus de quatre ans après le démantèlement de la « Jungle » de Calais, près de 10 000 tentatives de passage de la Manche ont été recensées en 2020, six personnes ont trouvé la mort et trois ont disparu. Malgré des démantèlements réguliers, des centaines de migrants continuent d’affluer sur les côtes dans l’espoir de rallier le Royaume-Uni, coûte que coûte.

 

 

Pour aller plus loin sur le sujet, lisez le billet du blog Making-of de 

Clément Melki, Thomas BernardiSameer al-Doumy :

Un bout de chemin ensemble

 

 

Prix presse nationale : Kenzo Tribouillard (AFP) 

 

Photographe pour l’AFP depuis 15 ans, Kenzo Tribouillard est arrivé en poste au bureau de Bruxelles à l’été 2019, quelques mois avant la tourmente liée à la pandémie du Covid-19.

A l’image du travail de l’Agence, Kenzo a essayé de retranscrire cette histoire internationale dans ses spécificités locales en passant beaucoup de temps à tenter de pousser les portes des hôpitaux, des centres de secours, ou des maisons de retraite.

Il a ainsi été amené à côtoyer un quotidien souvent sombre aux côtés des personnes en souffrance, des soignants vaillants mais épuisés, des employés des pompes funèbres débordés.

Quand, à la fin du mois d'avril 2020, il a eu la possibilité de faire ce reportage sur une dame de 100 ans sortant guérie d'une unité Covid, ça a été une lueur d'espoir dans un quotidien qui en avait, qui en a toujours, grand besoin.

 

29/04/2020 - Seraing, Belgique - Une personne âgée, malade du Covid-19, sort guérie de l’hôpital. 

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

 

Prix International : Léo Malafaia (AFP)

 

Photographe pigiste pour l'AFP, Leonardo Malafaia, 30 ans, est originaire du Pernambouc, région littorale du nord-est brésilien devenue le symbole de la lutte de la population contre une marée noire d’origine inconnue qui a souillé 2 000 km de côtes, en octobre 2019.

La photographie de Leonardo Malafaia, récompensée du Prix Varenne International a fait comprendre au monde l’ampleur de cette crise environnementale.

"A bien des égards, ces plages font partie intégrante de notre identité. C’est triste de voir ces souillures. J’ai grandi sur cette côte, mon grand-père était pêcheur. Ce sont nos plages, mais cela touche également la vie de centaines de personnes qui vont payer les conséquences de la marée noire pendant des années. Tout ceci est révoltant".

 

Le 21 octobre 2019, un adolescent, Everton Miguel dos Anjos, émerge de l’eau noirâtre sur la plage d’Itapuama, à Cabo de Santo Agostinho, avec le torse recouvert d'un grand sac en plastique maculé de pétrole. Dans son regard : l’accablement. Ce garçon de 13 ans, voulait juste aider sa mère, Ivaneide Maria de Oliveira, propriétaire d’une gargote sur la plage. © LEO MALAFAIA / AFP

 

Pour aller plus loin sur le sujet, découvrez le billet du blog Making-of de Mauro Pimentel :

"Au Brésil, le paradis perdu des photographes de la marée noire"