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Prix et récompenses

L'AFP doublement récompensée au Prix Varenne 2020

Parmi les 148 photos reçues pour cette nouvelle édition du Prix Varenne, le Jury a plébiscité, mercredi 17 février 2021, le travail de deux photographes AFP : Kenzo Tribouillard, Prix de la presse nationale et Léo Malafaia, Prix international.

 

Prix presse nationale : Kenzo Tribouillard (AFP) 

 

Photographe pour l’AFP depuis 15 ans, Kenzo Tribouillard est arrivé en poste au bureau de Bruxelles à l’été 2019, quelques mois avant la tourmente liée à la pandémie du Covid-19.

A l’image du travail de l’Agence, Kenzo a essayé de retranscrire cette histoire internationale dans ses spécificités locales en passant beaucoup de temps à tenter de pousser les portes des hôpitaux, des centres de secours, ou des maisons de retraite.

Il a ainsi été amené à côtoyer un quotidien souvent sombre aux côtés des personnes en souffrance, des soignants vaillants mais épuisés, des employés des pompes funèbres débordés.

Quand, à la fin du mois d'avril 2020, il a eu la possibilité de faire ce reportage sur une dame de 100 ans sortant guérie d'une unité Covid, ça a été une lueur d'espoir dans un quotidien qui en avait, qui en a toujours, grand besoin.

 

29/04/2020 - Seraing, Belgique - Une personne âgée, malade du Covid-19, sort guérie de l’hôpital. 

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

 

Prix International : Léo Malafaia (AFP)

 

Photographe pigiste pour l'AFP, Leonardo Malafaia, 30 ans, est originaire du Pernambouc, région littorale du nord-est brésilien devenue le symbole de la lutte de la population contre une marée noire d’origine inconnue qui a souillé 2.000 km de côtes, en octobre 2019.

La photographie de Leonardo Malafaia, récompensée du Prix Varenne International a fait comprendre au monde l’ampleur de cette crise environnementale.

"A bien des égards, ces plages font partie intégrante de notre identité. C’est triste de voir ces souillures. J’ai grandi sur cette côte, mon grand-père était pêcheur. Ce sont nos plages, mais cela touche également la vie de centaines de personnes qui vont payer les conséquences de la marée noire pendant des années. Tout ceci est révoltant".

 

Le 21 octobre 2019, un adolescent, Everton Miguel dos Anjos, émerge de l’eau noirâtre sur la plage d’Itapuama, à Cabo de Santo Agostinho, avec le torse recouvert d'un grand sac en plastique maculé de pétrole. Dans son regard : l’accablement. Ce garçon de 13 ans, voulait juste aider sa mère, Ivaneide Maria de Oliveira, propriétaire d’une gargote sur la plage. © LEO MALAFAIA / AFP

 

Pour aller plus loin sur le sujet, lisez le billet du blog Making-of de Mauro Pimentel :
"Au Brésil, le paradis perdu des photographes de la marée noire"

 

Le jury

  • Marielle EUDES – Directrice de la photo à l’Agence France-Presse ; 
  • Roch LORENTE – Channel manager chez Canon France- Président du jury ; 
  • Férit DUZYIOL – Journaliste ; 
  • Franck SEGUIN – Lauréat du concours photo Varenne – Canon en 2019 ; 
  • Pierrick DELOBELLE – Lauréat du concours photo Varenne – Canon en 2019 ; 
  • Michel WASIELEWSKI – Reporter photographe, conseiller à la Fondation Varenne ; 
  • Pascal CHAREYRON – Reporter photographe, conseiller à la Fondation Varenne ; 
  • Thierry LINDAUER – Reporter photographe, Responsable Photo journal La Montagne
  • Jean Louis BELTRAN – Reporter photographe, conseiller à la Fondation Varenne.

 

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