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AMA: "Pas la fin du monde" si Moscou a "quelques jours de retard" déclare Dick Pound

AFP / JUSTIN TALLIS L'un des fondateurs de l'AMA Dick Pound en conférence de presse à Londres le 9 mars 2016

"Ce n'est pas la fin du monde s'ils ont quelques jours de retard": l'un des fondateurs de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound, n'est pas favorable à de nouvelles sanctions contre la Russie, si l'AMA parvient à obtenir les données des contrôles de l'ancien laboratoire de Moscou.

Cette mission de récupération des données est en cours et pourrait se terminer ce week-end, mais la question de nouvelles sanctions du gendarme mondial antidopage se pose car la Russie n'a pas respecté la date limite du 31 décembre fixée par l'AMA.

"L'objectif principal, c'est d'avoir accès au laboratoire et aux données, si c'est avec quelques jours de retard, ce n'est pas la fin du monde", a déclaré le premier président de l'AMA (1999-2007), dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

"C'est plus important de se concentrer sur les informations, de les évaluer pour être sûr qu'elles sont complètes, qu'elles n'ont pas été altérées, et de voir s'il y a des cas de dopage qui doivent être poursuivis", a ajouté Dick Pound, toujours membre du conseil de fondation de l'AMA et membre du Comité international olympique (CIO).

L'authenticité des données "est la grande question (...) cela prendra probablement un mois ou deux", a ajouté l'ancien nageur du Canada, aujourd'hui avocat.

AFP/Archives / Marc BRAIBANT L'un des fondateurs de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound, n'est pas favorable à de nouvelles sanctions contre la Russie, si l'AMA parvient à obtenir les données des contrôles de l'ancien laboratoire de Moscou.

- "Menace" -

L'AMA exige la remise de milliers de données des contrôles antidopage de l'ancien laboratoire, à l'époque où la Russie est accusée d'avoir mis en place un système de dopage institutionnel, pour permettre d'ouvrir des procédures disciplinaires contre des sportifs russes. L'agence a été vivement critiquée pour avoir levé en septembre les sanctions contre la Russie, sans obtenir ces données.

"Nous étions bloqués auparavant (...) la décision de septembre était un moyen de progresser", a-t-il expliqué, en rappelant que désormais, l'AMA était dotée d'un arsenal plus solide et potentiellement plus sévère pour les organisations non conformes au code mondial antidopage. "La menace de non conformité" avec de nouvelles règles, "c'est ce qui les a amenés à finalement fournir les informations", a expliqué Dick Pound.

En septembre, "tout le monde a pensé que l'on disait +bienvenue à la Russie+. Mais pas du tout", a-t-il ajouté.

Dick Pound a rappelé que si l'AMA avait suspendu la Rusada pendant trois ans, "les fédérations sportives internationales, elles, n'ont rien fait, à part la fédération d'athlétisme" (IAAF), qui a banni le drapeau et l'hymne russes de ses compétitions depuis novembre 2015 et n'accepte que des sélections d'athlètes triés sur le volet, sous bannière neutre.

Depuis le 1er avril 2018, l'AMA dispose de règles qui lui permettent, en dernier recours et avec un droit d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), de priver un pays de Jeux olympiques si son organisation nationale antidopage est déclarée non conforme au code mondial antidopage.

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