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Brexit: discussions de dernière minute entre Johnson et son homologue irlandais

AFP / ISABEL INFANTES Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort du 10 Downing Street, le 10 octobre 2019 à Londres

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar est arrivé jeudi à Liverpool pour d'ultimes discussions avec son homologue britannique Boris Johnson visant à trouver un compromis sur la question de la frontière irlandaise, sur laquelle butent toujours les négociations du Brexit.

Organisée à la veille d'une visite à Bruxelles du ministre britannique du Brexit, la rencontre entre MM. Johnson et Varadkar dans le nord-ouest de l'Angleterre "sera privée afin de permettre aux deux dirigeants et à leurs équipes d'avoir des discussions détaillées", a indiqué Downing Street.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar est arrivé jeudi à Liverpool pour d'ultimes discussions avec son homologue britannique Boris Johnson visant à trouver un compromis sur la question de la frontière irlandaise, sur laquelle butent toujours les négociations du Brexit.

Les discussions sont dans l'impasse à une semaine d'un sommet européen crucial pour éviter une sortie de l'UE sans accord aux conséquences douloureuses le 31 octobre, ou un troisième report du divorce.

Organisée à la veille d'une visite à Bruxelles du ministre britannique du Brexit, la rencontre entre MM. Johnson et Varadkar dans le nord-ouest de l'Angleterre "sera privée afin de permettre aux deux dirigeants et à leurs équipes d'avoir des discussions détaillées", a indiqué Downing Street.

L'Irlande est une question clé, Londres et Bruxelles ne parvenant pas à s'accorder sur la manière d'éviter un retour à une frontière physique entre l'Irlande du Nord, une province britannique, et la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, et de préserver la paix sur l'île, qui a connu plusieurs décennies de violences.

AFP / Cecilia SANCHEZ Les négociations du Brexit

"Nous travaillerons jusqu'au dernier moment pour obtenir un accord, mais certainement pas à n'importe quel prix", a déclaré Leo Varadkar mercredi au Parlement irlandais.

La principale organisation patronale britannique, la CBI, a imploré jeudi les deux parties de "mettre toute leur énergie dans un compromis". "Restez à la table (des négociations) et parvenez à un accord", indique dans un communiqué la CBI, qui redoute les conséquences économiques d'un "no deal".

Le calendrier est serré. L'UE a donné jusqu'à vendredi au gouvernement britannique pour lui présenter un compromis acceptable sur la frontière et arriver à une séparation à l'amiable plus de trois ans après la victoire du "Leave" au référendum de juin 2016.

Depuis la présentation la semaine dernière par Boris Johnson d'un plan de Brexit, rejeté par les Européens, aucun progrès majeur n'a été annoncé.

- "Traître" -

AFP / Gillian HANDYSIDE Brexit : le plan de Boris Johnson

Le secrétaire d'Etat britannique chargé des entreprises, Kwasi Kwarteng, s'est malgré tout voulu optimiste jeudi, affirmant qu'il y avait une "chance d'obtenir un accord".

Leo Varadkar et Boris Johnson "sont extrêmement concentrés pour résoudre ce problème et essayer de parvenir à un accord", a déclaré M. Kwarteng.

Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a rappelé mercredi devant le Parlement européen que "le temps presse". "Au moment où je vous parle, nous ne sommes pas au point d'envisager et de trouver un accord", a-t-il constaté.

Plus véhément, l'eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt, référent sur le Brexit au Parlement européen, s'en est pris à Boris Johnson: "Le véritable traître est celui ou celle qui risque de provoquer une catastrophe pour son pays, son économie et ses citoyens, en poussant le Royaume-Uni hors de l'UE".

- Vote populaire -

Faute d'accord le 19 octobre, une loi impose au Premier ministre de demander un report de trois mois, bien qu'il ait promis un Brexit "coûte que coûte" le 31 octobre.

Cette demande de report devra être approuvée à l'unanimité des autres Etats membres, et devra être motivée, a souligné mercredi la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

"Si des nouvelles élections, si un nouveau référendum, s'il y a un changement politique qui nous laisse à penser que nous pourrions avoir un dialogue de nature différente de celui que nous avons aujourd'hui, alors une demande d'extension peut être discutée. Mais donner plus de temps dans les mêmes conditions, on le voit, ne nous donnerait pas énormément d'espoir qu'il se passe des choses différentes", a-t-elle déclaré devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur le Brexit.

Des élections anticipées semblent inévitables vu la profondeur de la crise politique dans laquelle le Brexit a plongé le Royaume-Uni, et tous les partis s'y préparent activement.

Lors d'un discours jeudi à Northampton, Jeremy Corbyn, le chef du principal parti d'opposition, le Labour (gauche), a promis s'il arrivait au pouvoir, de décrocher un accord de Brexit dans les trois mois et de présenter celui-ci au vote des Britanniques, ainsi que l'option de rester au sein du Royaume-Uni.

"Le Labour fait confiance aux gens pour décider", a déclaré M. Corbyn.

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