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Sex-tape de Valbuena: la validité de l'enquête réexaminée le 4 octobre à Paris

AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN Mathieu Valbuena (g) et Karim Benzema, alors en équipe de France, avant le match amical contre la Jamaïque au stade Pierre-Mauroy, le 8 juin 2014 à Villeneuve-d'Ascq

La cour d'appel de Paris doit réexaminer le 4 octobre la validité de l'enquête dans l'affaire de tentative de chantage à la sex-tape contre le footballeur français Mathieu Valbuena, dans laquelle la star du Real Madrid Karim Benzema est inculpée, a appris vendredi l'AFP de sources concordantes.

La date de cette audience, décisive pour l'avenir de cette procédure au point mort depuis près de deux ans, était attendue depuis une décision en juillet 2017 de la Cour de cassation, donnant gain de cause à l'attaquant vedette du Real Madrid.

L'affaire avait débuté en juin 2015 lorsque Mathieu Valbuena avait reçu un appel d'un maître-chanteur présumé qui aurait menacé de divulguer une vidéo intime et lui aurait demandé de désigner une personne de confiance pour négocier un arrangement.

Prévenue par Valbuena, la police avait désigné l'un de ses commissaires pour endosser ce rôle sous une fausse identité.

La défense de Benzema, soupçonné d'avoir incité Valbuena à payer, n'a eu de cesse de dénoncer cette intervention jugée déloyale : selon elle, l'enquêteur a encouragé la commission du délit, notamment pour avoir suggéré le versement d'une rançon.

Elle avait alors contesté la validité de l'instruction devant la Cour d'appel de Versailles. En vain: celle-ci avait validé les investigations en décembre 2016.

Karim Benzema et son ami d'enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen (inculpé), avaient donc porté l'affaire devant la Cour de cassation qui, le 11 juillet 2017, avait annulé cette décision versaillaise et demandé à la chambre de l'instruction de Paris de statuer de nouveau.

Si les magistrats parisiens suivaient les motivations de la Cour de cassation, la principale conséquence serait l'annulation des écoutes téléphoniques qui mettent notamment en cause Benzema et constituent le principal élément à charge contre lui et les autres suspects.

La procédure serait ainsi "très affaiblie", mais pas nécessairement annulée dans sa totalité, , selon une source proche du dossier.

L'enquête avait permis d'identifier les cerveaux présumés de l'entreprise de chantage, Mustapha Zouaoui et Axel Angot, qui gravitent depuis des années autour des footballeurs, ainsi que le corbeau présumé, Younès Houass.

Mustapha Zouaoui et Axel Angot sont soupçonnés d'avoir tenté de passer, dès mai 2015, par l'ex-international français Djibril Cissé, qui avait informé Valbuena de bruits au sujet de cette vidéo et a été finalement inculpé en février 2017.

Les deux compères s'étaient ensuite tournés vers Younès Houass, puis vers Karim Zenati, l'ami de Benzema, afin que l'attaquant du Real Madrid pousse Valbuena à payer.

Seul à avoir été en contact téléphonique avec le policier, Younès Houass a déposé plainte contre lui en février à Versailles pour "faux et usage de faux", a annoncé à l'AFP son avocat Me Samim Bolaky.

Le corbeau présumé, qui clame son innocence, accuse l'enquêteur d'avoir renoué le contact avec lui, après environ un mois de silence, pour le pousser à commettre un délit. Pour se défendre d'une telle initiative, susceptible de vicier la procédure, le policier a versé au dossier un SMS qui lui aurait été envoyé par M. Houass, ce que ce dernier conteste, dénonçant un faux.

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