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Business Wire

Boies Schiller Flexner LLP a déposé plainte pour extorsion de fonds selon laquelle un oligarque tchèque aurait escroqué un fonds de couverture américain et ancien partenaire pour plus d’1 milliard USD

NEW YORK

Kingstown Capital Management L.P., fonds de couverture new yorkais, et d’autres plaignants, ont engagé une action en justice le 10 Avril 2019 auprès du Southern District of New York (tribunal du district sud de New York) contre Radovan Vitek, magnat tchèque de l’immobilier dont les intérêts financiers sont disséminés dans toute l’Europe et dont la fortune s’élève selon Forbes magazine à 3,5 milliards USD. Représentés par Boies Schiller Flexner LLP, puissant cabinet spécialisé dans le contentieux, le fonds de couverture Kingstown Capital Management L.P. et la société de placement tchèque Investhold Ltd allèguent que Vitek exploitait une entreprise criminelle élaborée qui a escroqué les plaignants pour plus d’1 milliard USD.

Selon la plainte, Vitek, qui est le plus grand propriétaire de biens immobiliers commerciaux de Berlin, s’est livré à des activités d’escroquerie, dont la fraude électronique, la fraude postale, le blanchiment de capitaux et autres crimes, et a amassé sa fortune aux dépens des plaignants. Ses intérêts commerciaux s’étendent dans plusieurs pays, notamment en République tchèque, en Suisse, au Luxembourg, en Allemagne, en Croatie et au Royaume-Uni.

La plainte prétend que Vitek a été aidé et encouragé par la banque privée tchèque J&T Banka, ainsi que la société de promotion immobilière basée au Luxembourg ORCO Property Group, S.A., et ORCO Germany, maintenant portant le nom de CPI Property Group, qui détient un portefeuille immobilier européen de 8 milliards USD et compte un personnel de près de 4 000 employés.

Après que Kingstown Capital ait réalisé une prise de participation importante dans ORCO Property Group, Vitek « a secrètement pris le contrôle d’ORCO par le biais d’une série de sociétés fictives et de propriétaires prête-noms », selon la plainte. Les personnes qualifiées de « propriétaires prête-noms » englobent l’ancien président-directeur général Jean-François Ott et la mère de Vitek, Milada Mala.

La plainte indique que « Vitek a dépouillé ORCO de ses actifs immobiliers les plus précieux, en utilisant son contrôle efficace de la société pour pousser ORCO à vendre des biens immobiliers, à des prix dérisoires, à d’autres entités que Vitek contrôlait secrètement. »

La plainte ajoute que « le stratagème de Vitek, qui s’est déroulé pendant près de dix ans et qui a impliqué de nombreux investissements et entités, a été rendu possible par J&T Banka, a.s., et ses entités affiliées. J&T Banka (...) a financé presque tous les stratagèmes frauduleux de Vitek, et a participé de son plein gré aux crimes de Vitek. »

Matthew L. Schwartz, partenaire chez Boies Schiller Flexner et ancien procureur fédéral qui représente les plaignants, a déclaré : « La poursuite judiciaire de ce jour dévoile de manière rigoureuse l’existence d’un stratagème frauduleux massif, qui a duré pendant dix ans, perpétré par Vitek et ses co-conspirateurs, qui a permis à Vitek de devenir un milliardaire à la tête d’un des plus grands empires immobiliers au monde. Nous attendons avec impatience que justice soit faite et de pouvoir témoigner en audience publique. »

La plainte fait savoir qu’en 2017, la Commission de Surveillance du Secteur Financier, régulateur des marchés financiers du Luxembourg, a enquêté à propos de Vitek, d’Ott et du CPI Property Group, et a trouvé que « Vitek et Ott avaient “ clandestinement agit de concert ”, contrôlaient secrètement ORCO et, par conséquent, avaient violé les législations luxembourgeoise et européenne. »

Les plaignants réclament maintenant que des pénalités beaucoup plus lourdes soient imposées aux défendeurs qui, selon eux, ont violé plusieurs statuts, y compris le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act (loi sur les organisations influencées par le racket et la corruption). D’après les plaignants les défendeurs « ont délibérément et de manière répétée infiltré les États-Unis et, en particulier, New York, pour perpétrer leurs crimes ». Le lien vers la plainte déposée le 10 Avril 2019 figure ici.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

BOIES SCHILLER FLEXNER LLP
Edward Evans
Directeur des Communications
212-446-2354
eevans@bsfllp.com

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