29 Mars 2012
Visitez la zone Euro et vous serez impressionnés par la succession de réformes en cours. À Rome, Madrid et même Athènes, on s’attaque aux déficits budgétaires, des choix difficiles sont faits. Mais il existe une exception spectaculaire. L’élection française, à la une cette semaine, est l’illustration même du déni de réalité. Nicolas Sarkozy le président actuel, qui en 2007 avait promis des réformes avec des discours sur la rupture, en est maintenant à promouvoir le protectionnisme aux électeurs, à s’en prendre aux exilés fiscaux et à menacer de sortir la France de l’espace de Schengen. Et pourtant, il reste un modèle de réalisme comparé au socialiste François Hollande, l’autre favori des sondages qui quant à lui, promet d’encore amplifier le poids de l’Etat, de revenir en partie sur la réforme des retraites que Nicolas Sarkozy a fait passer de 60 à 62 ans ou encore d’étrangler les bénéficiaires de très hauts revenus avec une pression fiscale à 75 %. Quel que soit le vainqueur, il faut s’attendre à de graves turbulences sur les marchés obligataires après les élections.
Dossier sur la France
Une vérité qui dérange
Les Français viennent d’ouvrir les yeux sur la question de la sécurité mais ils les gardent fermés face aux menaces qui pèsent sur leur économie.
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