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L'ETA mis en accusation après la mort d'un policier français
17/03 | 23h07 GMT
PARIS (AFP) - L'organisation séparatiste basque
PARIS (AFP) - L'organisation séparatiste basque
Si des policiers ou des gendarmes français ont été
blessés par l'ETA
dans le passé, c'est la première fois que l'un d'eux, un policier de 52 ans père de quatre enfants, trouve la mort.
Un homme de 27 ans, interpellé juste avant la fusillade, a fait état de son appartenance à l'ETA. Au moins cinq autres personnes, dont une femme, sont en fuite.
Le président Nicolas Sarkozy a directement mis en cause "un commando terroriste de l'ETA" et souhaité que "les autres membres du commando soient rapidement interpellés, traduits devant la justice et sévèrement punis".
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a attribué ce meurtre à une "action criminelle de la bande terroriste ETA" et exprimé sa "reconnaissance à la France" pour sa lutte contre cette organisation.
Au cours d'un entretien téléphonique, le roi Juan Carlos d'Espagne a également adressé ses condoléances à Nicolas Sarkozy.
Selon une source judiciaire espagnole, l'homme arrêté est Joseba Fernandez Aspurz, 27 ans, poursuivi pour des violences urbaines perpétrées par des groupes radicaux de jeunes indépendantistes basques, en mars et septembre 2008. La justice espagnole a officiellement demandé la remise à l'Espagne de cet homme toujours en garde à vue mercredi en fin de journée.
Les faits se sont produits mardi vers 19H00 et résultent d'un "contrôle qui se passe mal", a-t-on résumé de source judiciaire. Une patrouille de police du commissariat local remarque un véhicule sur un chemin de terre.
Les policiers s'approchent et voient quatre personnes, dont une femme, remplissant les réservoirs de quatre véhicules. Les policiers interviennent, les désarment et commencent à les menotter. Un cinquième et un sixième véhicules arrivent alors. S'ensuit une fusillade au cours de laquelle le policier, Jean-Serge Nérin, est mortellement touché de trois balles au thorax malgré son gilet pare-balles.
Une arme de poing de calibre 9 mm (357 Magnum), dont le numéro de série a été limé, a été saisie. Selon une source judiciaire espagnole, cette arme faisait partie d'un lot de 350 armes de poing volées par un commando de l'ETA le 23 octobre 2006 à Vauvert, dans le Gard (sud-est).
Les occupants, dont le nombre n'a pu être précisé, des deux véhicules s'enfuient et récupèrent l'une des quatre personnes désarmées par les policiers. Deux autres parviennent à s'enfuir à pied. L'homme de 27 ans reste aux mains des policiers.
Les six voitures provenaient d'un vol à main armée perpétré peu avant les tirs dans un dépôt-vente automobile.
Des membres de l'ETA, qui utilise la France comme base arrière notamment pour entreposer son matériel, sont fréquemment interpellés en France en possession de voitures volées. 34 de ses membres présumés ont été interpellés depuis le début 2010, dont sept en France, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.
Depuis le 1er janvier 2009, 41 militants de l'ETA ont été interpellés en France, 33 en 2009 et huit depuis le début de 2010.
Mercredi soir, 600 policiers se sont rassemblés dans le calme à Dammarie-les-Lys pour exprimer leur "soutien" à la famille du brigadier tué.
Au Pays basque espagnol, des centaines de personnes se sont également rassemblées mercredi, notamment à Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria, pour protester après la mort du policier français.
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Quelques exemples thématiques
Israël lève ses restrictions, la police toujours en état d'alerte
17/03 | 18h14 GMT
JERUSALEM (AFP) - Israël a levé mercredi son bouclage de la Cisjordanie et rouvert l'esplanade des Mosquées de Jérusalem au public, mais la police reste en état d'alerte dans la Ville sainte au lendemain de violents heurts avec les Palestiniens, les plus importants depuis des années.
JERUSALEM (AFP) - Israël a levé mercredi son bouclage de la Cisjordanie et rouvert l'esplanade des Mosquées de Jérusalem au public, mais la police reste en état d'alerte dans la Ville sainte au lendemain de violents heurts avec les Palestiniens, les plus importants depuis des années.
Au plan diplomatique, la tension a aussi baissé entre Israël et les Etats-Unis, après le ton extrêmement vif des derniers jours, les deux pays réitérant la solidité de leur alliance.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a téléphoné dans la nuit au vice-président américain Joe Biden, selon son entourage, tandis que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton doit appeler le chef du gouvernement israélien "très bientôt", peut-être mercredi.
Sur le terrain, la situation était généralement plus calme en Cisjordanie même si des heurts ont éclaté en début d'après-midi à Qalandiya, provoquant des embouteillages au principal point de passage entre Jérusalem et Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, selon un photographe de l'AFP.
Des affrontements ont eu lieu en matinée aux abords de Naplouse, faisant trois blessés palestiniens atteints par des balles caoutchoutées. Des jets de pierres ont été signalés à Hébron.
"Personne ici ne parle d'une troisième Intifada (soulèvement palestinien). Il y a eu mardi quelques foyers de violence à Jérusalem et nous avons ramené l'ordre", s'est félicité le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.
Selon lui, 3.000 policiers sont maintenus en état d'alerte à Jérusalem, "plus particulièrement dans le secteur oriental" annexé de la ville, pour parer à toute nouvelle flambée de violence.
Les médias israéliens craignent un possible regain de tension vendredi à l'issue des traditionnelles prières musulmanes.
La police a autorisé le libre accès à l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam.
"L'esplanade est désormais ouverte, tant pour les fidèles musulmans que pour les touristes", a précisé M. Rosenfeld. Le site était depuis plusieurs jours interdit aux musulmans âgés de moins de 50 ans et aux visiteurs non musulmans.
Autre signe d'apaisement, Israël a levé son bouclage de la Cisjordanie, qui était en vigueur depuis le 13 mars. Cette mesure avait pour la première fois en un an été prise pour des "motifs sécuritaires", et non à l'occasion d'une fête juive.
"Conformément à une décision du ministre de la Défense, Ehud Barak, nous avons levé dans la nuit le bouclage de la Judée-Samarie", nom biblique de la Cisjordanie, a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire.
Le retour à un calme précaire survient au lendemain d'une "journée de la colère" marquée par des manifestations dans les territoires palestiniens pour protester contre l'inauguration lundi à Jérusalem de la synagogue historique de la Hourva, reconstruite dans le quartier juif de la Vieille ville et perçue comme une provocation.
La violence a agité pendant toute la journée de mardi plusieurs quartiers arabes de Jérusalem-Est avec des incidents sporadiques en Cisjordanie. Une vingtaine de manifestants ont été hospitalisés et des dizaines d'autres légèrement blessés ainsi que 15 policiers, à Jérusalem-Est, où 60 manifestants ont été arrêtés.
Ces affrontements ont éclaté alors que les efforts des Etats-Unis en vue de négociations indirectes de paix israélo-palestiniennes marquent le pas, après le feu vert donné par Israël à un nouveau projet de colonisation à Jérusalem-Est.
Les Etats-Unis ont appelé mardi à un "plein engagement des Israéliens et des Palestiniens" dans le processus de paix.
Monde
Israël lève ses restrictions, la police toujours en état ...L'ETA mis en accusation après la mort d'un policier français
17/03 | 23h07 GMT
PARIS (AFP) - L'organisation séparatiste basque
PARIS (AFP) - L'organisation séparatiste basque
Si des policiers ou des gendarmes français ont été
blessés par l'ETA
dans le passé, c'est la première fois que l'un d'eux, un policier de 52 ans père de quatre enfants, trouve la mort.
Un homme de 27 ans, interpellé juste avant la fusillade, a fait état de son appartenance à l'ETA. Au moins cinq autres personnes, dont une femme, sont en fuite.
Le président Nicolas Sarkozy a directement mis en cause "un commando terroriste de l'ETA" et souhaité que "les autres membres du commando soient rapidement interpellés, traduits devant la justice et sévèrement punis".
Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a attribué ce meurtre à une "action criminelle de la bande terroriste ETA" et exprimé sa "reconnaissance à la France" pour sa lutte contre cette organisation.
Au cours d'un entretien téléphonique, le roi Juan Carlos d'Espagne a également adressé ses condoléances à Nicolas Sarkozy.
Selon une source judiciaire espagnole, l'homme arrêté est Joseba Fernandez Aspurz, 27 ans, poursuivi pour des violences urbaines perpétrées par des groupes radicaux de jeunes indépendantistes basques, en mars et septembre 2008. La justice espagnole a officiellement demandé la remise à l'Espagne de cet homme toujours en garde à vue mercredi en fin de journée.
Les faits se sont produits mardi vers 19H00 et résultent d'un "contrôle qui se passe mal", a-t-on résumé de source judiciaire. Une patrouille de police du commissariat local remarque un véhicule sur un chemin de terre.
Les policiers s'approchent et voient quatre personnes, dont une femme, remplissant les réservoirs de quatre véhicules. Les policiers interviennent, les désarment et commencent à les menotter. Un cinquième et un sixième véhicules arrivent alors. S'ensuit une fusillade au cours de laquelle le policier, Jean-Serge Nérin, est mortellement touché de trois balles au thorax malgré son gilet pare-balles.
Une arme de poing de calibre 9 mm (357 Magnum), dont le numéro de série a été limé, a été saisie. Selon une source judiciaire espagnole, cette arme faisait partie d'un lot de 350 armes de poing volées par un commando de l'ETA le 23 octobre 2006 à Vauvert, dans le Gard (sud-est).
Les occupants, dont le nombre n'a pu être précisé, des deux véhicules s'enfuient et récupèrent l'une des quatre personnes désarmées par les policiers. Deux autres parviennent à s'enfuir à pied. L'homme de 27 ans reste aux mains des policiers.
Les six voitures provenaient d'un vol à main armée perpétré peu avant les tirs dans un dépôt-vente automobile.
Des membres de l'ETA, qui utilise la France comme base arrière notamment pour entreposer son matériel, sont fréquemment interpellés en France en possession de voitures volées. 34 de ses membres présumés ont été interpellés depuis le début 2010, dont sept en France, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.
Depuis le 1er janvier 2009, 41 militants de l'ETA ont été interpellés en France, 33 en 2009 et huit depuis le début de 2010.
Mercredi soir, 600 policiers se sont rassemblés dans le calme à Dammarie-les-Lys pour exprimer leur "soutien" à la famille du brigadier tué.
Au Pays basque espagnol, des centaines de personnes se sont également rassemblées mercredi, notamment à Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria, pour protester après la mort du policier français.
France
L'ETA mis en accusation après la mort d'un policier ...La Grèce n'exclut pas un recours au FMI
17/03 | 20h13 GMT
BRUXELLES (AFP) - Le Premier ministre grec Georges Papandréou n'a pas exclu mercredi soir à Bruxelles d'avoir recours au Fonds monétaire international (FMI) pour une aide financière, faute d'un soutien européen que l'Allemagne reste très réticente à lui accorder.
BRUXELLES (AFP) - Le Premier ministre grec Georges Papandréou n'a pas exclu mercredi soir à Bruxelles d'avoir recours au Fonds monétaire international (FMI) pour une aide financière, faute d'un soutien européen que l'Allemagne reste très réticente à lui accorder.
"Si nous nous rendons compte que nous allons devoir emprunter à des taux d'intérêt extrêmement élevés" sur les marchés financiers pour refinancer la dette grecque, "toutes les options sont là, rien n'est exclu", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse aux côtés du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
"Nous préfèrerions une solution européenne" mais "toutes les options sont ouvertes", a-t-il ajouté, dans une allusion au FMI. Une option dont ne veulent pas entendre parler les autres pays européens car cela constituerait pour eux un aveu d'échec.
Cette mise en garde intervient alors que l'Allemagne continue à être très réticente à payer pour la Grèce, qu'elle renvoie à ses propres responsabilités pour réduire son déficit. Et ce malgré un accord trouvé lundi soir à Bruxelles par les ministres des Finances de la zone euro sur les grandes lignes d'un mécanisme d'aide à la Grèce, au cas où il s'avèrerait nécessaire.
La chancelière Angela Merkel a estimé mercredi que faire un geste envers Athènes maintenant n'était "pas la bonne réponse" mais qu'il fallait "attaquer le problème à la racine".
M. Papandréou a prévenu lui qu'il devait s'assurer que son pays ne verse pas des taux d'intérêt trop chers pour emprunter sur les marchés et financer ses déficits.
"Nous prenons des décisions par rapport à la viabilité de l'économie grecque" et "nous devons nous assurer que nous servons les intérêts de la population grecque", a-t-il ajouté.
Or, à l'heure actuelle, la Grèce emprunte "à des taux d'intérêt déraisonnablement élevés, ce qui pose un problème économique mais aussi éthique", a fait valoir M. Papandréou. Les gains budgétaires réalisés sur le gel des salaires décidé ne risquent de servir qu'à financer les taux d'intérêt plus élevés exigés par les marchés, a-t-il argumenté.
A ce stade toutefois, le chef du gouvernement grec a répété que son pays n'avait "pas demandé d'assistance financière" de ses partenaires.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a souligné de son côté que la Commission était "prête" pour accorder une aide si nécessaire à la Grèce, et "espérait que les Etats membres pourraient l'approuver au cas où une telle demande serait faite".
Mais il a indiqué qu'il "ne fallait pas spéculer sur les dates", alors que certains, notamment en Grèce, espèrent des clarifications sur l'aide européenne lors d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles les 25 et 26 mars.
M. Papandréou a par ailleurs affirmé que son pays était "en avance sur son programme" d'économies budgétaires visant à réduire cette année le déficit public national de 4 points de pourcentage par rapport à celui de l'an dernier, qui avait atteint 12,7% du Produit intérieur brut.
Il a enfin exclu une nouvelle fois que son pays puisse quitter la zone euro, indiquant qu'il n'y avait "aucune possibilité" pour cela.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est prononcée mercredi en faveur de la possibilité d'exclure de la zone euro à l'avenir, "en dernier recours", un pays trop laxiste en matière budgétaire, une éventualité qu'avait déjà évoquée son ministre des Finances Wolfgang Schäuble.
Economie/Finances
La Grèce n'exclut pas un recours au ...Régionales: incertitude en Alsace, la gauche gagnerait partout ailleurs selon un sondage
17/03 | 23h38 GMT
PARIS (AFP) - A part l'Alsace où le PS et l'UMP serait à égalité parfaite, partout ailleurs les listes PS/divers gauche remporteraient dimanche nettement les autres régions, la Corse étant en ballottage favorable pour le PS, selon des projections de résultats du 1er tour des régionales réalisées par l'institut BVA.
PARIS (AFP) - A part l'Alsace où le PS et l'UMP serait à égalité parfaite, partout ailleurs les listes PS/divers gauche remporteraient dimanche nettement les autres régions, la Corse étant en ballottage favorable pour le PS, selon des projections de résultats du 1er tour des régionales réalisées par l'institut BVA.
L'institut a réparti ses projections de résultats du 1er tour sur le second en 4 catégories:
- Régions où la projection donne une écrasante victoire du PS:
En Midi-Pyrénées, la liste de Martin Malvy obtiendrait un score supérieur à 60% (duel), suivie de Poitou-Charentes avec celle de Ségolène Royal qui approcherait les 60% (duel).
Viendraient ensuite Haute-Normandie (liste de Alain Le Vern) et Aquitaine (liste d'Alain Rousset). Dans ces deux régions, le PS pourrait faire un score "autour des 55% en triangulaire, plaçant l'UMP à 20 ou 25 points".
- Régions où la projection varie entre une nette victoire et un avantage plus mesuré:
Rhône-Alpes, Bourgogne et Lorraine où Jean-Jack Queyranne, François Patriat et Jean-Pierre Masseret devraient faire "entre 50 et 55% face à un UMP entre 30 et 35%".
Dans le Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron ferait "plus de 50% face à la liste UMP en dessous de 30% et un FN autour des 20%".
Dans 4 autres régions, la victoire du PS serait également nette. Il s'agit de l'Auvergne, de la Basse-Normandie, des Pays-de-la-Loire et de l'Ile-de-France. Là, le PS atteindrait des scores "entre 55 et 58%, en général autour des 56-57%".
Dans 7 autres régions (triangulaire), les projections donnent une avance conséquente au PS sans qu'il soit assuré d'y dépasser la barre des 50%.
En Picardie et Centre, le PS serait autour des 50%, l'UMP aux alentours de 35%, le FN autour des 15%. En Paca, France-Comté et Champagne-Ardenne, le PS serait autour des 45% (peut-être 48% en France-Comté), face à un UMP autour des 35% (32% en Paca).
Pour le Limousin et la Bretagne, BVA estime que le PS devrait faire autour des 50%, l'UMP de 36 à 38 %, et la troisième liste de 12 à 14%.
En Languedoc-Roussillon le DVG Georges Frêche obtiendrait un score supérieur à 50% (triangulaire).
- Région totalement incertaine:
Il s'agit de l'Alsace où le PS et l'UMP sont à égalité parfaite "entre 42 et 44%", le FN aux alentours de 15%.
- Région en ballottage favorable pour le PS:
En Corse, la liste dirigée par Paul Giacobbi bénéficierait d'une légère avance sur la liste UMP de Camille de Rocca Serra et sur les listes nationalistes.
Le modèle utilisé par BVA "calcule des reports spécifiques à chaque région. Il est constitué à la fois à partir de l'histoire électorale de chacune des régions et de matrices de reports des voix établis par l'institut dans ses sondages préélectoraux (publiés ou non) dans les régions où il a effectué des mesures".
Politique
Régionales: incertitude en Alsace, la gauche gagnerait partout ailleurs selon un ...Inquiétudes sur la sécurité des données du site voyages-sncf.com
17/03 | 17h22 GMT
PARIS (AFP) - Une faille dans le site de réservation de la SNCF voyages-sncf.com a potentiellement rendu accessibles les coordonnées de millions de clients via une courte manipulation informatique, a reconnu la SNCF mercredi, confirmant une information du Canard enchaîné et précisant que le problème est désormais réglé.
PARIS (AFP) - Une faille dans le site de réservation de la SNCF voyages-sncf.com a potentiellement rendu accessibles les coordonnées de millions de clients via une courte manipulation informatique, a reconnu la SNCF mercredi, confirmant une information du Canard enchaîné et précisant que le problème est désormais réglé.
Un "gentil hacker" (pirate informatique, NDLR) a prévenu l'hebdomadaire satirique lundi, après avoir découvert qu'en entrant simplement son numéro de carte de fidélité de la SNCF, il avait pu accéder "non seulement à ses propres coordonnées, mais, avec un peu d'astuce, à celles des autres abonnés", écrit le journal.
Noms, adresses, téléphones et dates de naissance ont ainsi été accessibles "en quelques clics", la faille dans le système de sécurité du site internet étant "grossière", assure le Canard enchaîné. Un hacker aurait ainsi pu revendre ces données à des fins commerciales.
"On a ouvert immédiatement une enquête pour savoir si la façon dont ces informations ont été obtenues relève du hacking et on se laisse la possibilité d'engager des poursuites", a réagi une porte-parole de voyages-sncf.com.
En tout état de cause, "la confidentialité des données bancaires et la sécurité des transactions sont parfaitement garanties", a-t-elle assuré.
Selon Le Canard enchaîné, le pôle technique de la SNCF devait avoir réparé la faille mardi. "La brèche qui a été exploitée par le hacker a été résolue dès sa détection", a confirmé la porte-parole mercredi.
L'hebdomadaire affirme que la Direction de l'audit et des risques de la SNCF s'était déjà inquiétée des faiblesses du site internet dans une note interne, en juin 2008. L'entreprise n'a pas fait de commentaires sur ce sujet.
La SNCF a déjà fait parler de ses sites internet mardi, en annonçant par erreur une explosion faisant une centaine de morts sur son site institutionnel sncf.com, lors d'un exercice de routine de préparation à une éventuelle catastrophe.
High Tech
Inquiétudes sur la sécurité des données du site ...Le diocèse de Nancy assume son slogan, "Jésus crise", pour "provoquer le débat"
17/03 | 17h46 GMT
NANCY (AFP) - Un slogan de la nouvelle campagne de publicité du diocèse de Nancy, "En 2010 Jésus crise. Donnez, que diable !" a suscité quelques remous au sein de la communauté catholique locale, alors que le diocèse assume une volonté "de provoquer le débat", selon une porte-parole.
NANCY (AFP) - Un slogan de la nouvelle campagne de publicité du diocèse de Nancy, "En 2010 Jésus crise. Donnez, que diable !" a suscité quelques remous au sein de la communauté catholique locale, alors que le diocèse assume une volonté "de provoquer le débat", selon une porte-parole.
"Jusqu’alors, chaque année, comme tous les diocèses, nous avions une campagne gentillette qui rappelle qu’il faut donner. Or, nous avons constaté que nous perdons des donateurs, dont la moyenne d’âge est de 73 ans", explique Françoise Penigaud, attachée de presse du diocèse de Nancy.
Sur la nouvelle affiche, le slogan "En 2010 Jésus crise" apparaît en grosses lettres capitales noires, alors qu’un sous-titre "Donnez, que diable !", blanc sur fond rouge, est apposé en bas à droite du visuel.
L’affiche, conçue par une agence de communication, est visible sur une centaine de panneaux 4 sur 3 sur l’ensemble de la Meurthe-et-Moselle.
"Nous nous sommes dits : situons-nous en rupture, non pas pour choquer, mais pour provoquer le débat, pour que les gens s’interrogent. Or, quel meilleur message que l’humour", demande la porte-parole du diocèse.
Si la proposition du visuel a semé le doute au diocèse, "l’un de nos laïcs, par ailleurs professeur de marketing dans l’école de commerce de Nancy, nous a convaincu de la pertinence de la démarche", raconte Françoise Penigaud.
"C’est le poids des mots : Jésus crise, il n’est pas content, il s’indigne", explique la porte-parole, qui reconnaît que "les gens en interne sont parfois choqués, mais en aucun cas on ne peut dire que nous somme blasphématoires".
Espérant que "cette année, pour une fois, les affiches seront vues", l’attachée de presse du diocèse affirme que l’instance catholique départementale a besoin de récolter 3,3 millions d’euros pour payer ses prêtres et laïcs en 2010.
"En 2009, nous avions récolté 2,8 millions d’euros de dons de fidèles", précise-t-elle.



