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Le supporteur agressé en marge du match PSG-OM en février est mort
18/03 | 07h41 GMT
PARIS (AFP) - Le supporteur parisien de 37 ans qui avait été victime d'un tabassage le 28 février en marge du match PSG-OM est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage et de sources proches de l'enquête.
PARIS (AFP) - Le supporteur parisien de 37 ans qui avait été victime d'un tabassage le 28 février en marge du match PSG-OM est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage et de sources proches de l'enquête.
Ce supporteur de la tribune Boulogne a passé plusieurs semaines dans un état critique. Son respirateur artificiel avait été débranché lundi car il avait été déclaré dès vendredi en état de mort clinique.
Il est décédé mercredi soir vers 23h30 à l'établissement hospitalier à Clichy, dans la région parisienne.
Ses obsèques ne devraient pas avoir lieu avant le début de la semaine prochaine, a-t-on appris de mêmes sources.
Le 12 mars, les plus hauts dirigeants du Paris SG -- l'actionnaire Sébastien Bazin et le président Robin Leproux, ainsi que l'entraîneur Antoine Kombouaré et le capitaine Claude Makelele -- s'étaient rendus au chevet du supporteur, alors que les médecins avaient abandonné tout espoir.
Le club a proposé de prendre en charge le financement des obsèques, mais la famille du supporteur a refusé, a-t-on appris auprès de son entourage. En revanche, la tribune Boulogne devrait lui rendre un hommage appuyé dans les prochains jours.
Membre de la Casual Firm, une frange extrémiste du virage Boulogne, mais inactif depuis plusieurs années selon les dires de ses proches, le supporteur avait été tabassé le 28 février par plusieurs supporteurs du virage Auteuil, alors qu'il se trouvait à proximité, et avait été laissé dans un état critique.
Cet affrontement général entre les deux groupes rivaux avait eu lieu dans un contexte particulièrement tendu depuis plusieurs semaines, alors que les supporteurs marseillais avaient finalement décidé de ne pas se rendre à Paris pour assister au match entre les deux équipes.
"C'est une nouvelle qui était malheureusement redoutée", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, au micro de RTL.
"Nous avons pris des initiatives très fortes depuis plusieurs semaines afin que les matchs puissent se dérouler dans des conditions normales (...). Nous avons multiplié les interpellations. Nous avons interdit de stade 662 personnes...", a-t-il ajouté.
Dans le cadre de l'enquête de police consécutive aux affrontements du 28 février, quatre hommes ont été interpellés mercredi matin à Villepinte et placés en garde à vue, et un cinquième entendu comme témoin. Un autre homme avait déjà été mis en examen samedi pour tentative d'homicide involontaire et placé en détention provisoire.
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Quelques exemples thématiques
Obama dément toute crise dans les relations entre Israël et les Etats-Unis
18/03 | 05h20 GMT
WASHINGTON (AFP) - Le président américain Barack Obama a affirmé mercredi qu'il n'y avait pas de crise entre les Etats-Unis et Israël, malgré les échanges virulents entre les deux alliés à propos des nouvelles constructions récemment décidées par l'Etat hébreu à Jérusalem-est.
WASHINGTON (AFP) - Le président américain Barack Obama a affirmé mercredi qu'il n'y avait pas de crise entre les Etats-Unis et Israël, malgré les échanges virulents entre les deux alliés à propos des nouvelles constructions récemment décidées par l'Etat hébreu à Jérusalem-est.
Interrogé sur la chaîne Fox news sur l'existence d'une telle crise, M. Obama a répondu "non", soulignant que les Etats-Unis avaient "un lien spécial avec Israël qui ne va pas disparaître".
"Israël est l'un de nos plus proches alliés", a-t-il ajouté au cours de cet entretien, précisant que "parfois les amis sont en désaccord".
La tension entre les deux pays a atteint des sommets après de vives critiques américaines sur la décision du gouvernement israélien de construire des logements supplémentaires dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, annoncée en pleine visite du vice-président Joe Biden en Israël la semaine dernière.
Les déclarations du président américain, les premières depuis l'émergence de la querelle diplomatique, interviennent alors que Washington attend toujours une réponse formelle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aux protestations américaines sur les nouvelles constructions.
Le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley avait dit mardi s'attendre à une conversation "très bientôt" entre la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton et M. Netanyahu.
Le bureau de ce dernier a toutefois annoncé mercredi qu'il avait appelé le vice-président américain Joe Biden, dans la nuit de mardi à mercredi, sans préciser la teneur des leurs discussions.
Un haut responsable de la Maison Blanche a ensuite confirmé que cet appel avait eu lieu, se bornant à indiquer sous couvert de l'anonymat qu'il entrait dans le cadre de "négociations en cours".
Semblant vouloir apaiser la dispute, M. Obama a souligné que l'annonce israélienne de la semaine dernière avait été effectuée par le ministère de l'Intérieur israélien et que M. Netanyahu s'était excusé depuis.
Le président, qui tente en vain depuis plus d'un an d'obtenir des avancées vers la paix au Proche-Orient, a également appelé Israéliens comme Palestiniens "à prendre des mesures pour s'assurer que nous pouvons rebâtir la confiance".
M. Obama a aussi souligné que son administration avait condamné les violences déclenchées par les Palestiniens mardi à Jérusalem-est.
Au même moment, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton était en route pour Moscou, où elle doit participer à une réunion du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) sur le Proche-Orient vendredi.
Le département d'Etat avait annoncé mardi que l'émissaire américain George Mitchell ne rencontrerait pas de responsables israéliens et palestiniens avant cette rencontre, contrairement à ce qui était prévu. Il devait initialement se rendre au Proche-Orient dans la semaine pour lancer des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens.
De son côté, M. Netanyahu doit se rendre prochainement aux Etats-Unis pour prendre la parole devant la conférence annuelle du groupe d'influence pro-israélien AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), prévue du 21 au 23 mars à Washington.
Selon la radio publique israélienne, il pourrait rencontrer M. Biden et Mme Clinton au cours de ce séjour.
Monde
Obama dément toute crise dans les relations entre Israël et les ...Le supporteur agressé en marge du match PSG-OM en février est mort
18/03 | 07h41 GMT
PARIS (AFP) - Le supporteur parisien de 37 ans qui avait été victime d'un tabassage le 28 février en marge du match PSG-OM est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage et de sources proches de l'enquête.
PARIS (AFP) - Le supporteur parisien de 37 ans qui avait été victime d'un tabassage le 28 février en marge du match PSG-OM est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage et de sources proches de l'enquête.
Ce supporteur de la tribune Boulogne a passé plusieurs semaines dans un état critique. Son respirateur artificiel avait été débranché lundi car il avait été déclaré dès vendredi en état de mort clinique.
Il est décédé mercredi soir vers 23h30 à l'établissement hospitalier à Clichy, dans la région parisienne.
Ses obsèques ne devraient pas avoir lieu avant le début de la semaine prochaine, a-t-on appris de mêmes sources.
Le 12 mars, les plus hauts dirigeants du Paris SG -- l'actionnaire Sébastien Bazin et le président Robin Leproux, ainsi que l'entraîneur Antoine Kombouaré et le capitaine Claude Makelele -- s'étaient rendus au chevet du supporteur, alors que les médecins avaient abandonné tout espoir.
Le club a proposé de prendre en charge le financement des obsèques, mais la famille du supporteur a refusé, a-t-on appris auprès de son entourage. En revanche, la tribune Boulogne devrait lui rendre un hommage appuyé dans les prochains jours.
Membre de la Casual Firm, une frange extrémiste du virage Boulogne, mais inactif depuis plusieurs années selon les dires de ses proches, le supporteur avait été tabassé le 28 février par plusieurs supporteurs du virage Auteuil, alors qu'il se trouvait à proximité, et avait été laissé dans un état critique.
Cet affrontement général entre les deux groupes rivaux avait eu lieu dans un contexte particulièrement tendu depuis plusieurs semaines, alors que les supporteurs marseillais avaient finalement décidé de ne pas se rendre à Paris pour assister au match entre les deux équipes.
"C'est une nouvelle qui était malheureusement redoutée", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, au micro de RTL.
"Nous avons pris des initiatives très fortes depuis plusieurs semaines afin que les matchs puissent se dérouler dans des conditions normales (...). Nous avons multiplié les interpellations. Nous avons interdit de stade 662 personnes...", a-t-il ajouté.
Dans le cadre de l'enquête de police consécutive aux affrontements du 28 février, quatre hommes ont été interpellés mercredi matin à Villepinte et placés en garde à vue, et un cinquième entendu comme témoin. Un autre homme avait déjà été mis en examen samedi pour tentative d'homicide involontaire et placé en détention provisoire.
France
Le supporteur agressé en marge du match PSG-OM en février est ...Poweo creuse sa perte en 2009, n'espère pas repasser dans le vert avant 2012
18/03 | 07h48 GMT
PARIS (AFP) - Le fournisseur alternatif de gaz et d'électricité Poweo a annoncé jeudi avoir creusé sa perte nette en 2009, un résultat lié au retard pris dans l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité et il ne pense pas repasser dans le vert avant 2012.
PARIS (AFP) - Le fournisseur alternatif de gaz et d'électricité Poweo a annoncé jeudi avoir creusé sa perte nette en 2009, un résultat lié au retard pris dans l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité et il ne pense pas repasser dans le vert avant 2012.
La perte nette part du groupe a été multiplié par plus de quatre, à 93,5 millions d'euros contre 20,5 millions en 2008, selon un communiqué. La perte opérationnelle (Ebit) a atteint 85,3 millions, contre une perte de 21,7 millions un an plus tôt.
Le groupe présidé par Charles Beigbeder espérait faire mieux, avec une perte opérationnelle de 75 millions.
Le chiffre d'affaire a progressé de 6,2% à 577,3 millions et le nombre de clients, notamment des particuliers, a augmenté de 59% pour atteindre 296.300 au 31 décembre.
Poweo a déclaré avoir été "confronté en 2009 à des conditions d'activité particulièrement défavorables", avec la mise en service en retard d'une centrale à Pont-sur-Sambre (Nord) et le manque de concurrence sur le marché de l'électricité en France.
Un projet de réforme, baptisé loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l'électricité), est censé doper la concurrence dans ce secteur, mais il a pris du retard.
Face à cette situation, le groupe s'est recentré sur la production d'électricité et la commercialisation d'énergie et il a cédé une activité annexe de chauffage. "Quelques cessions supplémentaires" ne sont pas exclues, selon le communiqué.
Il a également réduit de 30% ses effectifs entre fin novembre 2009 et fin mars 2010 et pris une série de mesures pour réduire ses coûts de 10 millions d'euros cette année.
Poweo compte ainsi réduire sa perte opérationnelle pour l'année en cours, entre 20 et 30 millions d'euros. Il va initier un plan de développement pour la période 2011-2015 qui doit lui permettre de dégager un bénéfice opérationnel en 2011 et un bénéfice net en 2012.
Economie/Finances
Poweo creuse sa perte en 2009, n'espère pas repasser dans le vert avant ...J-3 pour les régionales: l'Alsace va-t-elle passer à gauche?
18/03 | 06h56 GMT
STRASBOURG (AFP) - L'Alsace basculera-t-elle à gauche dimanche soir ? L'incertitude est maximale à trois jours du second tour des régionales avec un dernier sondage qui donne jeudi la liste fusionnée PS-Europe Ecologie à égalité avec celle de l'UMP.
STRASBOURG (AFP) - L'Alsace basculera-t-elle à gauche dimanche soir ? L'incertitude est maximale à trois jours du second tour des régionales avec un dernier sondage qui donne jeudi la liste fusionnée PS-Europe Ecologie à égalité avec celle de l'UMP.
L'enjeu est non seulement régional -- car le passage à gauche d'une région traditionnellement centriste et chrétienne-démocrate provoquerait localement une révolution politique --, mais aussi national: l'Alsace était avec la Corse la dernière région métropolitaine restée fidèle à la majorité présidentielle en 2004, et celle qui avait offert son meilleur score à Nicolas Sarkozy, à la présidentielle de 2007. Ce basculement aurait peut-être aussi pour effet de colorer la France tout entière en rose.
Un évènement imprévu est venu troubler la campagne entre les deux tours mercredi, tout en durcissant les positions de part et d'autre: le Conseil d'Etat a confirmé, en dépit des recommandations du rapporteur public, la déclaration d'utilité publique du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO, aussi appelé autoroute A355), un équipement gourmand en terres agricoles et un risque supplémentaire pour la survie du Grand hamster d'Alsace, espèce menacée d'extinction.
Cette décision a aussitôt provoqué une levée de boucliers des partis et candidats de la liste PS/écologistes qui ont menacé de ne pas financer le GCO, s'ils sont élus dimanche: "Comme la Communauté urbaine de Strasbourg, la Région Alsace, si nous y sommes majoritaires, s'opposera résolument à financer de quelque façon que ce soit, cette infrastructure qui empiéterait sur 350 hectares de terre agricole et détruirait la biodiversité, sans résoudre les problèmes de circulation interne à l'agglomération de Strasbourg", écrivent-ils dans un communiqué.
Les Verts ont également fait part de leur "consternation" face à cette "aberration" coûteuse évaluée à plus de 400 millions d'euros.
L'UMP, par la voix du député Jean-Philippe Maurer, s'est pour sa part félicitée de cette décision "qui va permettre de redonner de l'air à Strasbourg". "Il faut maintenant lancer les opérations au plus vite pour donner un signal fort à tous les Alsaciens qui confirmera la volonté de l'Etat et de tous les acteurs alsaciens à s'engager pour l'avenir", a dit l'élu.
La campagne, ponctuée mercredi soir par un meeting des "deux Jacques", MM. Bigot et Fernique, têtes de listes du PS et de EE, et par un meeting jeudi soir du sénateur UMP Philippe Richert avec la participation du Premier ministre François Fillon, s'est emparée du thème du GCO qui coupe l'Alsace en deux.
Deux trouble-fête, au poids déterminant, se sont invités au scrutin: le FN qui a obtenu 13,49% dimanche et les abstentionnistes qui ont pesé de 56,64% sur le premier tour.
Un sondage Baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro, LCI et RTL donne 13% au FN, et 43,5% ex-aequo aux deux autres listes.
Philippe Richert a reconnu que le FN, "c'était un handicap de plus pour nous", relevant qu'"il a toujours été un allié de la gauche".
Le leader de la liste UMP s'est employé à mobiliser les abstentionnistes, "un vrai potentiel de voix", a-t-il dit. Mais il a aussi fait des appels du pied aux écologistes, aux régionalistes, aux électeurs centristes "puisque nous partageons des valeurs communes", et même à l'extrême gauche.
A gauche, les "frères ennemis" du premier tour ont affiché très vite, dès lundi, leur réconciliation et leur rassemblement pour une nouvelle gouvernance.
Antoine Waechter, chef du Mouvement écologiste indépendant (MEI), figure en position éligible sur la liste fusionnée qui comprend 26 candidats PS et 21 d'EE.
Politique
J-3 pour les régionales: l'Alsace va-t-elle passer à ...Inquiétudes sur la sécurité des données du site voyages-sncf.com
17/03 | 17h22 GMT
PARIS (AFP) - Une faille dans le site de réservation de la SNCF voyages-sncf.com a potentiellement rendu accessibles les coordonnées de millions de clients via une courte manipulation informatique, a reconnu la SNCF mercredi, confirmant une information du Canard enchaîné et précisant que le problème est désormais réglé.
PARIS (AFP) - Une faille dans le site de réservation de la SNCF voyages-sncf.com a potentiellement rendu accessibles les coordonnées de millions de clients via une courte manipulation informatique, a reconnu la SNCF mercredi, confirmant une information du Canard enchaîné et précisant que le problème est désormais réglé.
Un "gentil hacker" (pirate informatique, NDLR) a prévenu l'hebdomadaire satirique lundi, après avoir découvert qu'en entrant simplement son numéro de carte de fidélité de la SNCF, il avait pu accéder "non seulement à ses propres coordonnées, mais, avec un peu d'astuce, à celles des autres abonnés", écrit le journal.
Noms, adresses, téléphones et dates de naissance ont ainsi été accessibles "en quelques clics", la faille dans le système de sécurité du site internet étant "grossière", assure le Canard enchaîné. Un hacker aurait ainsi pu revendre ces données à des fins commerciales.
"On a ouvert immédiatement une enquête pour savoir si la façon dont ces informations ont été obtenues relève du hacking et on se laisse la possibilité d'engager des poursuites", a réagi une porte-parole de voyages-sncf.com.
En tout état de cause, "la confidentialité des données bancaires et la sécurité des transactions sont parfaitement garanties", a-t-elle assuré.
Selon Le Canard enchaîné, le pôle technique de la SNCF devait avoir réparé la faille mardi. "La brèche qui a été exploitée par le hacker a été résolue dès sa détection", a confirmé la porte-parole mercredi.
L'hebdomadaire affirme que la Direction de l'audit et des risques de la SNCF s'était déjà inquiétée des faiblesses du site internet dans une note interne, en juin 2008. L'entreprise n'a pas fait de commentaires sur ce sujet.
La SNCF a déjà fait parler de ses sites internet mardi, en annonçant par erreur une explosion faisant une centaine de morts sur son site institutionnel sncf.com, lors d'un exercice de routine de préparation à une éventuelle catastrophe.
High Tech
Inquiétudes sur la sécurité des données du site ...Le diocèse de Nancy assume son slogan, "Jésus crise", pour "provoquer le débat"
17/03 | 17h46 GMT
NANCY (AFP) - Un slogan de la nouvelle campagne de publicité du diocèse de Nancy, "En 2010 Jésus crise. Donnez, que diable !" a suscité quelques remous au sein de la communauté catholique locale, alors que le diocèse assume une volonté "de provoquer le débat", selon une porte-parole.
NANCY (AFP) - Un slogan de la nouvelle campagne de publicité du diocèse de Nancy, "En 2010 Jésus crise. Donnez, que diable !" a suscité quelques remous au sein de la communauté catholique locale, alors que le diocèse assume une volonté "de provoquer le débat", selon une porte-parole.
"Jusqu’alors, chaque année, comme tous les diocèses, nous avions une campagne gentillette qui rappelle qu’il faut donner. Or, nous avons constaté que nous perdons des donateurs, dont la moyenne d’âge est de 73 ans", explique Françoise Penigaud, attachée de presse du diocèse de Nancy.
Sur la nouvelle affiche, le slogan "En 2010 Jésus crise" apparaît en grosses lettres capitales noires, alors qu’un sous-titre "Donnez, que diable !", blanc sur fond rouge, est apposé en bas à droite du visuel.
L’affiche, conçue par une agence de communication, est visible sur une centaine de panneaux 4 sur 3 sur l’ensemble de la Meurthe-et-Moselle.
"Nous nous sommes dits : situons-nous en rupture, non pas pour choquer, mais pour provoquer le débat, pour que les gens s’interrogent. Or, quel meilleur message que l’humour", demande la porte-parole du diocèse.
Si la proposition du visuel a semé le doute au diocèse, "l’un de nos laïcs, par ailleurs professeur de marketing dans l’école de commerce de Nancy, nous a convaincu de la pertinence de la démarche", raconte Françoise Penigaud.
"C’est le poids des mots : Jésus crise, il n’est pas content, il s’indigne", explique la porte-parole, qui reconnaît que "les gens en interne sont parfois choqués, mais en aucun cas on ne peut dire que nous somme blasphématoires".
Espérant que "cette année, pour une fois, les affiches seront vues", l’attachée de presse du diocèse affirme que l’instance catholique départementale a besoin de récolter 3,3 millions d’euros pour payer ses prêtres et laïcs en 2010.
"En 2009, nous avions récolté 2,8 millions d’euros de dons de fidèles", précise-t-elle.



